Risques et complication de l’opération de la myopie
Si le chirurgien qui doit vous opérer de la myopie vous dit que l’opération se passe toujours très bien et que les complications n’existent pas : fuyez vite !
Le risque zéro n'existe pas ! Même si les complications de l’opération de la myopie sont rares.
La liste suivante décrit les principales complications.
Pendant l’opération
La panne
Le matériel utilisé est très sophistiqué. Malgré les soins de maintenance et d’entretien réalisés par du personnel qualifié, il peut tomber en panne le jour de l’intervention. Le chirurgien peut, dans ce cas, être amené à interrompre l’intervention. Cette interruption est le plus souvent sans conséquence grave. L’opération est généralement reprogrammée quelques semaines après cicatrisation de la cornée. Ces problèmes peuvent être rencontrés avec la découpe au laser femtoseconde (Intralasik) mais elle est sans aucune conséquence pour la vision : l’opération est stoppée, le patient récupère très rapidement la vision qu'il avait juste avant l’opération.
Les désordres mécaniques.
Le passage du rabot sur l’œil peut entraîner un frottement responsable d’une érosion épithéliale. Elle se traduit par une douleur pendant 24 heures avec sensation de grain de sable. Elle est favorisée par le port de lentilles, l’âge supérieur à 50 ans et les antécédents de traumatisme oculaire. Ses conséquences sont limitées sur l’œil. Néanmoins, l'abrasion épithéliale entraîne un risque accru d'inflammation et d'invasion épithéliale de l'interface.
L'abrasion épithéliale n’existe pas avec la réalisation du capot par laser femto seconde.
On peut parfois noter une rupture d’un petit vaisseau superficiel dont le seul désagrément est un œil rouge pendant quelques jours.
Après l’opération
Après une opération sans incident, la vision n’a jamais vraiment été nette de loin ou de près :
Il s'agit probablement d'une correction insuffisante (sous correction) ou excessive de la myopie (sur corrrection), de l'astigmatisme ou de l’hypermétropie .
Une retouche (ou retraitement) peut être envisagée si le patient le souhaite. La sous correction peut être souhaitable pour retarder les effets de la presbytie en cas de myopie résiduelle chez un patient déjà presbyte. Si la retouche n’est pas décidée, une correction optique par lunettes ou lentilles peut être nécessaire dans certaines circonstances (conduite nocturne).
Dans le cas contraire, la retouche est réalisée le plus souvent 1 mois après le Lasik simple ou le lasik avec laser femtoseconde, 2 à 3 mois après laser excimer de surface. La retouche est non facturée.
Après une opération sans incident la vision n’a jamais été de bonne qualité même si la vision est correcte :
Le laser a corrigé la myopie, l’astigmatisme, l’hypermétropie mais le volet réalisé a altéré la qualité de la vision :
Gêne à la conduite automobile la nuit, vision double d’un œil (lignes blanches dédoublées la nuit), perte de contraste de jour ou de nuit, vision de halots autour des phares de voiture, diminution de la résistance à l’éblouissement.
Ces troubles sont dûs :
- à un mauvais centrage du volet,
- à un mauvais centrage du traitement laser,
- à des plis qui se forment au niveau du volet,
- à la prolifération de cellules sous le volet,
- à la déformation de la cornée (astigmatisme induit , pseudokératocone, ectasie de la cornée) ,
- au déplacement du volet par frottement,
- à l’apparition d’un haze par laser excimer de surface.
Ils sont beaucoup moins fréquents voire inexistants depuis l’utilisation de la technique « tous laser » par femto seconde guidés par reconnaissance irienne.
Le traitement est préventif par l’utilisation des nouvelles techniques (laser femto guidé par abérrométrie et reconnaissance irienne avec eye tracking) et la collaboration du patient pendant l’opération.
Les troubles de qualité de la vision peuvent parfois s’estomper dans le temps à condition de ne pas se polariser dessus. Parfois ils doivent être traités dans des centres spécialisés (retraitement guidé par abérrométrie).
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Après une opération sans incident, la vision n’a jamais été vraiment nette de loin ou de près et la vision n’a jamais été de bonne qualité :
Pas de chance ! il s’agit à la fois d’une sur correction ou sous correction et d’un problème de capot nécessitant une retouche et un retraitement du capot.
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L’œil pique après l’intervention :
De nombreuses personnes ne tolèrent plus les lentilles du fait d’une sécheresse oculaire. Après l’opération, les troubles persistent car la sécheresse persiste. Un traitement prolongé pendant 6 mois est parfois nécessaire après l’opération.
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Après l’opération tout allait bien, mais l’œil fait mal et parfois la vision baisse :
- L’infection de la cornée
Comme après toute chirurgie, des cas d’infection cornéenne ont été décrites. Dans des cas sévères, elle peut aboutir à la formation d’un abcès de cornée et d’une cicatrice. Il peut y avoir, dans ce cas, un retentissement gênant pour la vision. Le risque d’infection est minimisé avec la découpe au laser femtoseconde (Intralasik). Le traitement préventif passe par le respect total des procédure d'hygiène dans le bloc opératoire.
- L’invasion épithéliale de l’interface
Les cellules superficielles de la cornée (épithélium cornéen) peuvent s’insinuer entre la lamelle cornéenne de surface et la cornée traitée par le laser. Cette cicatrisation anormale peut être responsable de la formation d’opacité et d’astigmatisme irrégulier. Elle peut nécessiter une intervention afin de nettoyer l’interface situé entre les deux foyers.
L’invasion épithéliale est plus fréquente après reprise chirurgicale (retouche).
Ces problèmes semblent moins fréquents avec le laser femtoseconde (Intralasik).
- L’inflammation de la cornée
Des cellules inflammatoires peuvent s’insinuer entre la lamelle cornéenne de surface et la cornée traitée par le laser (Syndrome SOS « Sand of the Sahara » ou DLK « Diffuse Lamellar Keratitis » )
Elle peut survenir dans les deux premières semaines après l'intervention. Il s'agit d'une réaction d'hypersensibilité à des composants des larmes ou de la flore microbienne de la surface de l'oeil.
Dans les formes bénignes, l'acuité visuelle est conservée, mais une impression de "voile" est ressentie, limitant la vision. Le traitement passe par l’instillation de gouttes de cortisone pendant une à deux semaines.
Dans les formes plus sévères, l'acuité est limitée par l'intensité de la réaction inflammatoire. Ceci nécessite parfois une ré-intervention. Ces formes existent mais sont l’exception.
mise à jour le 13 mars 2009